Premier iftar de ramadan

Après ma première journée de jeûne, j’étais assez curieuse de découvrir les mets au menu de l’iftar. « Iftar », c’est le nom donné au repas qui rompt le jeûne la nuit, après la prière du maghrib . A ne pas confondre avec le suhur, le repas de l’aube, que l’on prend avant le fajr. Enfin bref, parlons peu, parlons bouffe !

20170527_193025.jpgLa table est presque remplie de ses victuailles.

Vers 20 heures, après le maghrib donc, nous avons pu manger et boire en grande quantité. Je me suis attablée avec les adolescents de Sami, et leur mère. Mais l’adhan n’a même pas eu le temps de débuter que c’était déjà la guerre entre les gosses. Et vas-y que je te balance le pain dans la mloukhiya, et que je t’en fous un dans la tronche, en propulsant quelques falafels au passage un peu partout sur la table. Après des cris, des insultes, et une petite bagarre, on a pu commencer à manger dans le silence et la fatigue. Bizarrement, l’ambiance du ramadan était plus sympa pendant le jeûne que pendant sa rupture.

La cuisine étant trop petite pour tout ce qu’il y a à préparer, le sol est réquisitionné pour entreposer les plats prêts, ainsi que la vaisselle.

J’ai descendu les gros plats en bas dans le hall de l’hostel : les clients mangeaient les meilleures et les plus gros morceaux en compagnie de Sami, le père de famille, et de Saleh, son plus vieux fils. Par exemple contrairement à nous, ils ont pu manger du poulet à la menthe et au citron (image ci-dessus) pendant que nous restions à l’étage sur les petites assiettes à tremper avec du pain.

20170527_194525.jpgAu repas du soir : du shurbat frikeh (soupe avant de commencer, que vous pouvez voir tout à droite),  la mloukhiya (ragoût de corète potagère, plat vert du milieu) et le bamia à l’extrême gauche. Quelques salades et accompagnements également. 

Après s’être bien rempli la panse, j’ai remonté continuellement les assiettes et les plats depuis le hall. Puis j’ai descendu du café et un dessert sucré pour les clients, Sami et Saleh, puis plus tard du thé. La mère m’a gardé deux pâtisseries du dessert. C’est quelque chose que l’on ne mange que pendant le ramadan : le qatayef.

Ainsi se termine le tour de table de mon premier iftar.

Actuellement en Israël, je vais hélas devoir me passer des délices ramadanesque de la Palestine. Il va falloir continuer seule maintenant, et les falafels me paraissent bien fades en comparaison à ce que je suis en train de manquer à quelques kilomètres de là !

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2 réflexions sur “Premier iftar de ramadan

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